Saison 2022

Antigone, enfin presque !

de Claude MONTEIL

mise en scène par Sébastien MATHIEU

RESERVER

 

AVERTISSEMENT

Un évènement majeur, totalement indépendant de notre volonté, s’est produit et nous sommes contraints de devoir modifier les dates de nos représentations.

Celles-ci étaient initialement prévues du 7 au 12 mars.

Nos représentations sont déplacées du 14 au 19 mars, les horaires et la salle demeurant inchangés.

Nous sommes absolument navrés de ce désagrément, mais c’est un cas de force majeur auquel nous sommes confrontés.

Nous mettons tous nos moyens en œuvre pour que la gestion de cet imprévu se déroule dans les meilleures conditions.

Pour les personnes n’ayant pas encore réservé :

  • Pour les personnes souhaitant réserver des places via le coupon papier, nous les invitons à modifier directement les dates sur le carton précédemment reçu.
  • Pour les réservations par notre billetterie sur internet : le site avec les nouvelles dates a été mis à jour.

Pour les réservations déjà effectuées :

  1. Pour les personnes ayant adressé une réservation papier avec un règlement par chèque, celles-ci seront contactées individuellement pour proposer de modifier la date ou être remboursées.
  2. Enfin, pour les personnes ayant réservé par notre billetterie, celles-ci seront remboursées directement et sans intervention de leur part sur leur CB, elles pourront effectuer une nouvelle réservation si elles le souhaitent.

Encore une fois, nous sommes désolés de cette situation, mais nous faisons face à cette difficulté et serons d’autant plus ravis de vous retrouver à la Maison des Comoni après deux ans d’absence.

La Compagnie du Littoral.

Avec par ordre d’entrée en scène :

Muriel, alias Eurydice Germaine (Brigitte GAILLARD)
Serge Jacques BOUSSAROQUE
Guillaume, metteur en scène Yves-Marie SEVILLIA
Clotilde, alias Choreute Maud MATHIEU
Julie, alias Choreute Julie LEBLANC
Christian, alias Créon Cyril GUERRE
Elsa, alias Antigone Christelle de SLIZEWICZ
Coraly, alias Ismène Séverine FORNIER
Pierre, alias garde et messager Géraud de BOISGELIN
Laurent, alias Hémon et Tirésias Louis-Hubert PENE

Décors : Maud MATHIEU
Accessoires : Claire MATHIEU
Régie : Jacques BOUSSAROQUE

Synopsis : Passionné de théâtre antique, un metteur en scène habité tente désespérément de mettre sur pied le grand classique de Sophocle : « Antigone », mais il semble que son équipe d’acteurs ne soit pas à la hauteur de ses espérances.

 

Afin de saisir les personnages joués dans la pièce de Sophocle, voici un arbre généalogique :

Par ailleurs, le Coryphée et les Choreutes sont des représentations de la voix du peuple, ils racontent l’histoire ou peuvent interagir avec les personnages.

Pour bien comprendre la pièce, nous vous invitons également à vous imprégner de l’histoire d’Antigone, figure mythologique de la Grèce Antique. Voici pour vous un résumé succinct de son histoire racontée par Sophocle :

Œdipe est le roi de Thèbes, il est marié à Jocaste et ils ont quatre enfants : deux garçons (Eteocle et Polynice) et deux filles (Ismène et Antigone). Le jour où Œdipe apprend qu’il a tué son père et épousé sa mère –par un coup du sort un peu complexe, demandez en plus à Freud– il se crève les yeux et part s’exiler. Jocaste, qui est donc sa mère et sa femme, se pend. (Si vous trouvez que le début de l’histoire est joyeux, attendez de voir la suite).

Le trône de Thèbes revient donc à ses fils, Polynice et Eteocle. Ne sachant qui choisir pour hériter du trône, ils décident d’alterner une année sur deux. Mais à la fin de l’année de règne d’Eteocle, Polynice se voit refuser la place qui lui avait été promise. Il monte une armée avec le roi voisin pour récupérer le trône. Hélas, cette guerre se termine avec un duel à mort entre les deux frères qui s’entre-tuent.

Créon, le frère de Jocaste, devient alors le nouveau roi. Il décide d’enterrer Eteocle avec les honneurs qui lui sont dus, et de laisser le cadavre de Polynice en dehors de la ville pour qu’il soit servi d’exemple, à la merci des rapaces. Des gardes sont mis en place pour veiller que personne ne l’enterre, sous peine d’être mis à mort.

Antigone apprend la décision de son oncle, et se révolte. Persuadée que son frère doit être enterré selon la loi divine, elle tente de convaincre sa sœur Ismène de se joindre à elle pour aller dans la nuit enterrer dignement son frère. Ismène, effrayée par la peine de mort encourue à ceux qui osent enfreindre la loi de Créon, refuse et supplie sa sœur de renoncer à ce plan terrible. Mais Antigone, cette tête de mule, y va quand même.

Le matin est levé et un garde vient annoncer à Créon que le corps de Polynice a été recouvert de terre pour qu’il fût honoré dans la mort. Créon entre dans une rage terrible, ordonne que tout soit défait et que Polynice soit remis à découvert. Il promet de condamner à mort les gardes s’ils ne trouvent pas le coupable. Le garde revient quelque temps plus tard, Antigone à ses côtés, disant l’avoir prise sur le fait, tandis qu’elle renouvelait son acte d’ensevelissement.

Après une longue discussion entre Antigone – qui refuse de se soumettre aux lois humaines – et Créon – qui promet de la mettre à mort si elle avoue son crime – Antigone est emmenée par les gardes pour être enterrée vivante. Ismène a failli la rejoindre dans son tombeau car Créon la pensait coupable mais Antigone a nié l’implication de sa sœur, malgré l’insistance d’Ismène pour qu’Antigone la laisse mourir avec elle.

Hémon, le fils de Créon, qui est également le fiancé d’Antigone, vient alors demander à son père d’épargner sa future femme. Il le menace en disant qu’il y aurait des répercussions à la mort d’Antigone. Créon refuse de céder. A la suite de cela, nous assistons à la descente d’Antigone, emmurée vivante, qui ne regrette pas d’avoir obéit aux lois divines.

Tirésias, un voyant aveugle, vient alors rendre visite à Créon : il a vu des signes dans les entrailles que les hommes tentent de s’émanciper des lois divines, et que Créon risque de le payer très cher. Créon croit d’abord à un complot du peuple, puis se rend à la raison : il partira enterrer Polynice et délivrer Antigone. Trop tard pour lui, malheureusement. En ouvrant le tombeau, il découvre Antigone pendue, et Hémon pleurant à ses pieds qui se transperce de sa propre épée.

Un messager court en ville pour annoncer la triste nouvelle, qui est notamment entendue par Eurydice, la mère d’Hémon, femme de Créon. En apprenant ceci, Eurydice se donne la mort. La prédiction du voyant Tirésias s’accomplit, et la pièce se termine ainsi.